Sur le territoire actuel de la commune ;

XII siècle : Mention d’un sanctuaire du titre de St Jean Baptiste. Cf. G. Moracchini Mazel « Les églises Romanes de Corse » volume 2 page 235.

1381
: mention d’un sanctuaire du titre de St Sauveur ( titre qui sera maintenu ou repris par l’actuelle église paroissiale ) cf Archives de Turin (Italie) . Cartulaire du monastère de San Venerio del Tino (Italie) possessionné en Corse. La nomination d’un desservant paraît impliquer la présence d’habitants.

1468
: mention de personnages d’ordre judiciaire du lieu dit. On peut donc en déduire l’existence d’un habitat aggloméré répondant au phénomène général précédent de « l’incastellamento ».

 

 

 

1537 : archives de l’Etat de Gènes (Italie).
Premier dénombrement de population en vue de l’établissement de la fiscalité (avec Occhiatana).
A partir de cette date les recensements se succèdent de la part de l’administration Génoise, relayée à partir de 1768 par l’autorité française (cf Paris archives nationales)

 

Le village fait partie de la « Terra del communo » c’est à dire qu’à l’instar du nord de l’île, il dépend directement des états génois, à la différence du sud repris en partie par un système féodal autochtone.
Le mot « oppidum » est employé pour Costa dans la bulle pontificale de création de la confrérie, ce qui laissera penser que le lieu dit a du présenter un caractère quelque peu
fortifié à un moment donné (la toponymie locale le confirmerait) ; le dénombrement de population de 1856 fait état d’un quartier du village encore appelé « Castello Nuovo » .
La présence de
meurtrières dans des façades sur la « Place Commune » pourrait en être le souvenir.

1745 : création de la Confrérie du Rosaire éteinte en 1947 (renouvelée depuis).

1778 : dédicace de l’autel privilégié de la confrérie.

1794 : royaume anglo-corse. La population de Costa par la voie de son représentant élu, COSTA SAVELLI (maire de l’époque) prête serment de fidélité à Georges III roi d’Angleterre, devant son ministre plénipotentiaire, à Corte, Sir Georges Eliott (archives départementales d’Ajaccio.)

1796 à 1802 : vive répression française dans toute l’île, déportation.

1856 : le village atteint son maximum de population avec214 habitants, puis la déstructuration de l’économie traditionnelle locale engagée sous la III République, précipité par l’hécatombe de la Première Guerre Mondiale,
détermine l’exode d’une population privée d’activité et de revenus. Le dernier recensement donné est de 48 habitants
.

Zone de Texte: Monuments 
et édifices anciens: le patrimoine de Costa
Zone de Texte: Eglise paroissiale du XVIII siècle, St Sauveur
Chapelle de la Confrérie contiguë du XVIII siècle
Chapelle Saint Roch du XIX siècle
Convent franciscain avec chapelle, fondé au XV siècle. Le vénérable Padre 	Bernardino Albertini da Calenzana, dont la cause en béatification reste 	ouverte, a enseigné
Chapelle en ruine voisine du couvent
Chapelle funéraire privée
Calvaire au carrefour desservant les accès au village
Lavoir du XVII siècle (restauré)

Costa

Un village au cœur de la Balagne

Repères historiques et patrimoine